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  • Author: Isabelle Delpla, Xavier Bougarel, Jean-Louis Fournel
  • Publication Date: 03-2007
  • Content Type: Journal Article
  • Journal: Cultures Conflits
  • Institution: Cultures Conflits
  • Abstract: Le 11 juillet 1995, l'enclave et la ville de Srebrenica, en Bosnie orientale, tombaient aux mains des forces nationalistes serbes du général Mladic qui ont organisé le transfert forcé des femmes et des enfants, massacré plus de 7 500 Bosniaques et, dans les mois suivants, déterré et transporté les cadavres dans des fosses secondaires afin de dissimuler les traces du crime. L'enclave avait pourtant été officiellement déclarée « zone de sécurité » par les Nations unies en 1993, et ses habitants – dont des milliers de réfugiés venant de toute la Bosnie orientale – placés sous la protection de la communauté internationale, représentée en l'occurrence par un bataillon de casques bleus néerlandais. Le massacre de Srebrenica a été rapidement perçu comme le symbole des contradictions, erreurs et fautes, voire des crimes qui ont marqué la politique de « maintien de la paix » prônée par les grandes puissances et l'ONU en ex-Yougoslavie. L'horreur de ce dernier grand massacre de la guerre de Bosnie (1992-1995) a sans doute joué un rôle important dans l'intervention de l'OTAN contre les Serbes de Bosnie à la fin de l'été 1995 qui, à son tour, a conduit à la conclusion des accords de Dayton quelques mois plus tard. Le massacre de Srebrenica a ainsi été tristement fondateur pour l'Europe de l'après-Guerre froide, et notamment pour l'émergence d'une politique européenne de sécurité et de défense. A une échelle plus globale, l'issue tragique de la politique des « zones de sécurité » en Bosnie orientale a contribué à redéfinir les règles d'engagement et l'établissement des responsabilités nationales et internationales dans les opérations de type militaro-humanitaire.
  • Topic: Security, Cold War
  • Political Geography: Europe, Bosnia, Sochi